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Ma
philatélie [Réflexions, humeurs et conseils] |
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| [Cubitus] | ||||
| Le cadeau involontaire de La Poste | ||||
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La Poste aura beau dire qu'elle ne l'a pas émis officiellement, cette carte postale a tout d'un Prêt-à-poster. Car c'est un support de correspondance affranchi d'un timbre Cubitus portant la mention "Lettre 20 g". Certes, le timbre est noir et plus petit que la normale. Mais la validité d'un timbre ne répond pas à des critères de dimension ou de couleur. Il y a bien "FRANCE", "LA POSTE" et l'indication de l'affranchissement, il a bien été émis par La Poste (seule habilitée à utiliser ces mentions)... c'est donc bien un timbre. Et la carte un Prêt-à-poster. | |||
| Comme sur
beaucoup d'autres cartes offertes par La Poste à ses
réservataires, abonnés ou acheteurs de lots (en
l'occurrence du carnet Cubitus et d'une série de
Prêts-à-poster "prestige"), le timbre aurait
dû être surchargé "AFFRANCHIR
ICI".
C'est cet oubli qui change tout, oubli réparé
dans une seconde version où la mention "Lettre 20 g" a
été également ajoutée, en
bleu, du côté vue. Inutile de faire circuler cette carte, de la faire oblitérer et acheminer par La Poste sans être taxée pour prouver qu'il s'agit bien d'un PàP : il y a bien longtemps que cette opération ne prouve rien. Toutes les caractéristiques d'un prêt-à-poster sont réunies. On peut même dire qu'il s'agit d'un entier postal. Un entier postal spécial... Un entier postal gratuit. Et ce n'est pas le premier que La Poste émet sans le savoir (merci de bien vouloir me rafraîchir la mémoire...) |
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| Tous droits réservés. mars 2007. | ||||
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| La nature des
différents objets de papeterie édités
par La Poste
donne régulièrement lieu à des
"grattements d'occiput" : "prêt-à-poster",
"entier postal" ou
"pseudo-entier" ? La frontière est ténue car
les usages sont parfois atypiques et les points
communs sont aussi nombreux que les cas
particuliers.
Pour les personnes peu intéressées par ce
domaine, cela
peut ressembler à des discussions sur le sexe des anges.
Pourtant, il ne semble pas inutile de définir ce
qui est
postal et ce qui relève de l'anecdotique, sachant que, dans
un
cas comme dans l'autre, aucun jugement de valeur ou
d'intérêt n'est porté. Dans son blog philatélie, Dominique conteste le label "entier postal" de la carte Cubitus. Je vous invite à prendre connaissance de ses arguments que je vais tenter de résumer ici, sans trahir sa pensée. - La Poste n'a pas eu la volonté d'émettre un entier postal (avec une valeur d'affranchissement). Peut-on considérer qu'elle l'a émis "à l'insu de son plein gré" ? - elle reproduit en noir et blanc un timbre dans des dimensions inférieures à la normale, se conformant au droit européen sur le copyright et plus particulièrement sur la reproduction de valeurs fiduciaires. - La Poste n'a pas "corrigé" la seconde carte (mention "affranchir ici" ajoutée) ; il s'agit de deux cartes différentes. La seconde carte ne constitue donc pas un "aveu" d'erreur. - La Poste émet par ailleurs des "gravures" monochromes en taille-douce qui sont dans une couleur différente du timbre original. Ces "gravures" n'ont pas de valeur d'affranchissement et sont vendues au prix fixe de 2 euros, quelle que soit la valeur faciale de l'original. - si La Poste est amenée à réduire les visuels de certains timbres pour en faire des pàp, elle respecte les couleurs originales. |
| Je ne suis pas dupe. Il
est clair que La
Poste n'a pas voulu faire
un PàP gratuit qu'elle distribuerait ensuite dans
les
manifestations philatéliques. Le fait qu'elle ait reproduit
le
timbre en petit et en noir semble le montrer. Mais ceci n'est qu'un
indice, pas une loi. De plus, entre ce que La Poste veut fait et ce
qu'elle fait réellement, il y a
parfois une légère nuance... Dans les cas des timbres français, La Poste n'est pas soumise au copyright puisque c'est elle qui est propriétaire des droits de reproduction. Elle doit simplement avoir l'accord de l'artiste auteur du dessin pour modifier celui-ci. Autrement dit, pour ce qui est de la couleur et de la dimension de ses timbres, La Poste fait ce qu'elle veut ! Prenons la Marianne.: La Poste peut doubler son format, y ajouter un logo annonçant une manifestation ou récoltant des fonds pour les victimes du tsunami de 2004. Pour des prêt-à-poster de grande dimension, elle a déjà imprimé des Marianne une fois et demi plus grandes que la normale, en rouge, ou en bleu. En vertu des règles de reproduction, La Poste obligeait autrefois les catalogues et la presse papier à réduire les timbres à 75 %, à les agrandir à 125 % ou, sinon, à les annuler d'un trait noir bien marqué. Seulement, ce sont des règles que La Poste imposait aux autres mais dont elle s'affranchissait bien souvent. Il n'y a qu'à voir le nombre de publicités "timbrées" et de pseudo-entiers édités depuis dix ans... Les gravures des Timbres de France sont des objets de collections, définis et vendus en tant que tels, clairement dépourvus de valeur d'affranchissement. A l'inverse, la carte Cubitus est un objet de correspondance identifiable comme étant une carte postale. A l'endroit réservé à l'affranchissement figure une vignette reprenant un timbre connu, le timbre Cubitus. Prenons le problème à l'envers. Je trouve cette carte postale Cubitus. Tout m'indique qu'il s'agit d'un PàP : forme de timbre, imprimé au bon emplacement, indication tarifaire "lettre 20.g" et, surtout, le sésame, "La Poste", que seule... La Poste a le droit d'utiliser et qui confère à de simples vignettes le statut de timbres-poste. Cette mention m'indique qu'il ne s'agit pas d'un repiquage privé réalisé par un hurluberlu. La preuve que cette carte postale a tout d'un prêt-à-poster : il faut l'ajout de la mention "affranchir ici" sur la seconde carte Cubitus pour que tout soit clair. Si la première n'est pas un pàp par nature, elle l'est par destination. Ce serait il y a dix ou quinze ans, je demanderais : "où est le communiqué créant ce PàP ?" Mieux, je demanderais : "dans quel bulletin officiel de La Poste est-il fait mention d'une note ou d'un décret ministériel créant cet objet". Mais, aujourd'hui, on ne s'encombre plus de telles formalités. La Poste peut-elle émettre un prêt-à-poster "à l'insu de son plein gré" ? Elle fait mieux que ça : elle émet régulièrement des nouveaux timbres sans le savoir. Quand elle reprend le 12 F + 4 F Jean Bart gravé de 1958 et que, pour un PàP de 2002, elle en fait un 0,46 € héliogravé, rectifiant au passage une date de naissance erronée (1651 au lieu de 1650), elle fait assurément un nouveau timbre. Mais La Poste considère le produit de correspondance dans son "entier" et ne raisonne plus en terme de "nouveau timbre émis". C'est pourtant la réalité. Rappelons-nous aussi le Rouge-Gorge que La Poste qualifiait de carte de voeux et de prêt-à-poster, inconsciente du fait qu'elle avait émis un timbre sous une nouvelle forme, un bloc en l'occurrence... Et quid des timbres de la série Portrait de région repris dans des feuillets inclus dans les Carnets de voyages ? Et quel serait le statut du timbre Kandinsky inséré par La Poste dans son livre Impressions Expressions pour expliquer l'héliogravure ? A part quelques détails de fabrication, il ressemble en tout point au timbre émis en feuille. Est-ce un timbre valable pour autant ? Il semble difficile de mettre entre les mains du public des produits ayant tous les attributs des timbres ou des PàP puis de signifier que ces produits ne sont pas valables pour l'affranchissement. Le Kandinsky me rappelle les essais de couleurs d'autrefois. Ils n'avaient pas de pouvoir d'affranchissement mais ils n'étaient généralement pas dentelés. Et s'ils étaient dentelés, ils n'avaient pas pour vocation d'être vendus au public. Et si, par extraordinaire, un essai de couleur était dentelé puis mis fortuitement en vente, que se passait-il ? La Poste assumait son erreur et lui conférait, après coup, le statut de timbre à part entière. Un exemple ? Le Thermalisme rouge ! DR 26.3.2007
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| Voir également : Les News du phospho |
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