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philatélie [Réflexions, humeurs et conseils] |
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| L’expertise est un sujet souvent évoqué et presque toujours mal compris. Pour faire la part des choses, j’ai interrogé une référence en la matière : Jean-François Brun. | ||||||
Qu’est-ce que l’expertise ? C’est à la fois la méthode et l'ensemble des techniques permettant de définir, avec précision, l'état civil d'un timbre ou d'une lettre. L’expertise est un métier qui consiste à donner son avis, par écrit, sur un timbre ou une lettre qu’on ne vend pas. Et pour ce travail, l’expert perçoit des honoraires. Est-ce à dire qu’une expertise établie par un vendeur est sans valeur ? Un certificat délivré par le vendeur est une facture, pas un certificat d'expertise. Il peut présenter un intérêt en cas de recours, si la pièce vendue n’est pas conforme à la description. Mais le vendeur a un intérêt financier. Les honoraires d'expertise étant généralement basés sur les résultats, un expert n'a aucun intérêt à déclarer un timbre ou un document faux. En aurait-il à le déclarer authentique ? Cela supposerait une collusion entre vendeur et expert. Une signature "achetée"… C’est quoi, précisément, l’état civil d’un timbre ? C'est, tout d'abord, son numéro suivant un catalogue, sa nuance, son état, neuf ou oblitéré, etc. Certains timbres sont assez difficiles à identifier, même pour un philatéliste un peu averti. Il peut exister de nombreuses variations de types, de filigranes, de dentelures, de papiers, voire de couleurs des fils de soie ! L'expert juge également de la qualité d'un timbre car elle influe directement sur sa valeur. Il lui faut discerner le vieillissement naturel d'une couleur ou d'un papier, des modifications chimiques provenant d'une mauvaise conservation ou de traitements trop énergiques. Des transformations ont pu être apportées volontairement à la couleur, au dessin, à l'oblitération ou à la surcharge. Des modifications ont pu affecter la gomme : charnière enlevée, gomme refaite. Des défauts peuvent avoir été maquillés : réparations, parfois pudiquement appelées "restaurations", oblitération repeinte, etc. Les lettres peuvent avoir subi de multiples transformations, des timbres ont pu être enlevés ou ajoutés. Avec de l’expérience et une bonne documentation, un collectionneur averti ou un "vieux" négociant ne peut-il pas devenir expert ? Un collectionneur, un spécialiste, un négociant ne sont experts que s'ils pratiquent l'expertise. Il ne faut pas confondre "connaisseur" et "expert". Il est tentant d'étudier les timbres faux, d'en faire une collection. Mais les techniques modernes facilitent la production de nouvelles falsifications. De ce fait, aucune nomenclature des faux ne peut être à jour. Se servir d'un ouvrage pour comparer les "points de repère" et conclure à l'authenticité d'un timbre est une erreur fondamentale commune aux débutants et à ceux qui ne sont pas experts. Un faux obtenu par reproduction photographique présente un dessin conforme à celui du timbre authentique. Sperati (1) utilisait une technique photographique. De ce fait, les "points de repères" des originaux se retrouvent sur ses falsifications. Il est facile de plancher (2) les reproductions de Sperati de certains timbres comme les originaux, ce qui confirme que la méthode des points de repère conduit fatalement à l'erreur. L'expert est celui qui sait ce qu'il doit voir. Le collectionneur, lui, regarde mais ne sait pas voir. Devant la projection ou les images agrandies et commentées de timbres faux, tout le monde est expert. Ou croît l'être. Mais, sur le terrain, l’expert ne dispose que de ses connaissances, de son jugement, de son matériel. L'expertise est un art, comme la médecine - toutes proportions gardées : une erreur en philatélie a beaucoup moins de conséquences qu'une erreur médicale... L’expert, comme le médecin, s'appuie sur des notions scientifiques et techniques, et utilise du matériel. Et, comme il y a de bons médecins, il existe de bons experts ? Un bon expert c'est celui qui se trompe un peu moins souvent que les autres. Et les "Experts près les Tribunaux" ? Ils sont désignés suivant le code de procédure pénale : "Toute juridiction d'instruction ou de jugement, dans les cas où se pose une question d'ordre technique, peut, soit à la demande du ministère public, soit d'office, ou à la demande des parties, ordonner une expertise." (Article 156 Code de procédure pénale) "Les experts sont choisis parmi les personnes physiques ou morales qui figurent sur la liste nationale dressée par la Cour de cassation ou sur une des listes dressées par les cours d'appel dans les conditions prévues…/…À titre exceptionnel, les juridictions peuvent, par décision motivée, choisir des experts ne figurant sur aucune de ces listes" (art 157)" Ce qui signifie que les cours d'appel peuvent inscrire tel ou tel sur la liste des experts de leur ressort… même si le nombre d'affaires concernant la philatélie est plus que réduit. De bonnes relations sont le plus sûr moyen pour voir son nom y figurer. Quant aux compétences, rien ne permet à la cour d'en juger… avant d'avoir utilisé les services d'un expert. L’expertise, on le voit, ce n’est pas seulement "donner son avis" mais engager sa crédibilité par une signature ou un certificat. Quelles sont les obligations de l’expert ? En droit français, il est tenu à une obligation de moyen : il doit tout mettre en œuvre pour effectuer son travail dans les meilleures conditions, en fonction des connaissances actuelles. Cela l'oblige à se documenter, à disposer des éléments nécessaires pour effectuer des expertises. Est-ce que les expertises sont souvent contestées ? Les contestations sont rares mais sont généralement le fait du propriétaire ou du vendeur. Et, souvent, les arguments avancés sont puérils. On peut prouver qu'un timbre ou un document est faux ou falsifié ; il est plus difficile de prouver qu'il est authentique. Le propriétaire d'un timbre est toujours persuadé de son authenticité; il est parfois impossible de le convaincre avec des arguments philatéliques. En revanche, quand je déclare des timbres authentiques, mon expertise est rarement mise en doute… Il ne faut pas oublier que certains examens ne peuvent être entrepris sur les timbres: il n'est pas question de faire un prélèvement de matière, comme sur un tableau, afin d'analyser la composition des encres ou du papier. Imaginez un expert disant à son client : "Voici, monsieur, les cendres de votre timbre, qui était authentique…" Ne devrait-on pas marquer les timbres faux à l’encre indélébile ? En Suisse, les experts affiliés à l'Association Suisse des Experts en Philatélie doivent apposer une marque au dos des timbres contrefaits. Les maisons de négoce suisses ont modifié leurs conditions de vente pour tenir compte de cette obligation. La loi, en France, ne permet pas un tel marquage. Est-ce que seules des pièces de grande valeur sont falsifiées, truquées ou réparées ? Ceux qui le croient commettent une erreur grossière. Il existe des faux de très faible valeur. Les moyens modernes, scanners et ordinateurs, permettent de fabriquer ou de transformer facilement des lettres, même de faible valeur. Le regommage sévit de plus en plus. Il m'est arrivé de voir des timbres regommés ne cotant que quelques dizaines d'euros. Si les progrès technologiques ont facilité le travail des faussaires, n’ont-ils pas également apporté des outils d’expertise ? À ce propos, quelle est la « panoplie » de l’expert ? Il n’y a pas d’équipement type. Suivant les expertises, tel ou tel matériel peut être nécessaire. Et, souvent, il ne s'agit pas de matériel mais de technique. Par exemple, à partir d'une source lumineuse ordinaire, que l’on peut se procurer aisément dans le commerce : l’expert la détourne et la transforme en un véritable outil avec angle d’incidence, filtres, transparence, etc. Un photocopieur et une règle graduée peuvent suffire à mettre en évidence une falsification comme les alignements des surcharges des "Postes Paris" et "Postes France" (3) Les catalogues de ventes, les ouvrages spécialisés font partie de la documentation d'expertise, à condition que ces documents soient fiables. Les moyens informatiques modernes sont également très utiles. En fait, faute de disposer d’une panoplie d’appareils et de pouvoir utiliser certaines solutions techniques, l’expert emploie souvent du matériel grand public : c’est son utilisation qui en fait un outillage. Quelle est la part d’outillage et la part de savoir-faire dans l’expertise ? Difficile d'en juger. L'outillage est fait de tout ce qui peut servir ou faciliter le travail de l'expert. Comme il n'existe pour ainsi dire pas de matériel spécifique, c'est une recherche constante. De la "veille technologique", comme l'on dit en d'autres domaines. Le savoir-faire, c'est la technique d'expertise et l'expérience. De l’expérience, des outils, de la documentation… et aussi des yeux et un cerveau ? Bien sûr. Je me demande si le plus difficile à former n’est pas le cerveau ! La plupart des erreurs en matière d'expertise ne sont pas dues à un manque de connaissances de l'expert ; ce sont des erreurs psychologiques et non techniques. La méthode de travail est purement intellectuelle. Malgré toute l’attention apportée, une erreur de jugement peut se produire. En fait, tout le système d’expertise repose sur une succession de contrôles, certains inductifs, d’autres déductifs. La documentation et les connaissances ne sont là que pour donner les moyens de procéder à ces contrôles. Une erreur d’attention, une mauvaise interprétation, la fatigue, tout cela peut mener à un verdict erroné. Heureusement que l’instinct – qui se développe sans doute avec l’expérience – est une aide appréciable. L’expert ne serait donc pas cet être infaillible imaginé par les collectionneurs ? L'expert qui croit tout savoir est un homme dangereux. Il y a toujours quelque chose à apprendre, y compris dans les domaines où l’on est spécialiste. Dans toutes les branches, le savoir progresse; il en est de même en philatélie. Un expert peut se tromper; les connaissances évoluent, des découvertes sont régulièrement faites. Une expertise n'est jamais définitive. Au bout de quelques années, il faut soumettre lettres et timbres à une nouvelle expertise. Quand un expert dit : "Je ne sais pas", c'est signe qu'il fait son métier sérieusement. Malgré tout le travail fourni, il peut s’abstenir de donner d'avis, par manque de documentation ou de connaissances dans un domaine très spécialisé. Peut-être, mais comprenez-vous qu’on s’accommode mal de ce genre de réponse ? Évidemment, mais vouloir une réponse à tout prix ne rime à rien. Si cela ne convient pas, il est toujours possible de contacter un autre expert, de rechercher de la documentation, d'apporter des éléments concrets. Pourquoi ne pas fonder une école d’experts, créer un diplôme ? Cela pose un certain nombre de problèmes. Quelle légitimité aurait cette école ? Quels élèves, quel diplôme ? Qui voudra passer plusieurs années à apprendre un métier confidentiel ? À quel prix ? Alors, finalement, comment devient-on expert ? Rien de plus facile. Le plus rapide est de faire partie d'une association ou d'un syndicat regroupant des experts. Ou d'avoir des relations... Ensuite, il suffit de le faire imprimer sur son papier à en tête, ses cartes de visite, et le tour est joué. Tout le monde peut le faire. Le plus souvent, ce sont des professionnels qui, après quinze ou vingt ans de pratique de leur négoce s'estiment compétents : n'ont-ils pas vu des dizaines de milliers de timbres ou de lettres tout au long de leur carrière ? Pour eux, ce titre d’expert est un argument publicitaire ou il flatte leur vanité. Rien n’empêche des collectionneurs de s’autoproclamer "experts" sous prétexte qu’ils ont assisté tel juge ou tel commissaire priseur dans leur région. Tout cela n’est pas très sérieux. Les gardiens du Musée du Louvre passent des milliers d'heures devant des chefs-d'œuvre et ils ne se prétendent pas experts pour autant... |
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(1) Faussaire ayant défrayé la chronique dans les années 1940. (2) Identifier les détails minimes qui différencient les timbres d’une même feuille et retrouver ainsi la position de ces timbres dans la feuille d’origine, donc sur la planche d'impression. (3) Timbres préoblitérés des années 1920. |
| Tous droits réservés 17.11.08 |
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| Note de l'auteur. Jamais aucun article paru depuis deux ans dans maphilatelie.com n'a suscité aussi peu de commentaires que celui-ci. Personnellement, je m'en moque. Je n'ai pas l'objectif de plaire (ni de déplaire) mais d'être utile. Sinon, à quoi bon partager de telles informations ? Alors, au milieu de commentaires et d'articles d'humeur n'engageant que moi sur tel ou tel aspect de la philatélie, j'avais pensé que cette mise en lumière d'un domaine aussi primordial que mal connu serait utile. Elle a fait "psssscht !". Seul un forum algérien l'a évoquée. Manque d'intérêt ? Sans doute. Sujet peu populaire ? Pire. Dérangeant. Lorsque je travaillais dans un journal aujourd'hui disparu (hélas !), mes campagnes d'expertise gratuites contre les faux et le regommage sont les initiatives qui m'ont valu le plus de critiques en interne et le moins de réactions des lecteurs. C'est comme les accidents de la route ou le cancer : le sujet n'est pas populaire et la prévention tient de la peur superstitieuse. Comme s'il suffisait de les évoquer pour les provoquer. On préfère continuer à brûler le feu rouge en priant le ciel pour que ça passe, et, pour conjurer le danger, on ferme les yeux : si on ne le voit pas, c'est qu'il n'existe pas. Il y a quelques semaines, un ami me montrait des timbres classiques achetés sur Internet. Tous étaient faux. Et l'ami de m'avouer : "à ce prix-là, je me doutais bien qu'il devait y avoir "quelque chose" ". Il avait payé 30 euros des timbres qui en cotaient mille. Seulement, 30 euros ça fait cher pour une photocopie couleurs de deux centimètres carrés qu'un philatéliste débutant mais réaliste identifiera au premier coup d'oeil. Mais, tant que je n'avais pas confirmé ses craintes, mon ami pouvait se bercer d'illusions. La douce illusion d'avoir fait une bonne affaire contre la triste réalité de s'être fait escroquer comme un gamin : beaucoup de collectionneurs, j'en suis persuadé, préfèrent ne pas savoir, de crainte de se réveiller avec la gueule de bois. Sur un site Internet, il y a un professionnel qui vend des cochonneries aussi visibles qu'une verrue poilue au bout du nez : fausse surcharges grossières, variétés de couleurs techniquement impossibles... Sans compter la gomme que la virtualité des images ne permet pas de contrôler, quel dommage. Ce marchand avait été exclu d'un syndicat professionnel il y a fort longtemps car il vendait des timbres regommés en pagaille, ce qui avait fini par se savoir et, finalement, par faire des vagues. Aujourd'hui, il inonde le marché en toute tranquillité et avec la bénédiction de ses clients qui lui ont laissé plus de dix mille commentaires favorables... et pas la moindre plainte ! Je l'admets : j'ai eu tort de vouloir aborder le sujet de l'expertise. Il faut continuer à dénoncer La Poste comme étant l'unique source de tous nos malheurs. Là, au moins, tout le monde est d'accord. Et si, en plus, on va pleurnicher auprès du président de la République, on soigne sa popularité. CJ 18.12.08
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| L'expertise me pose
quelques problèmes.
Tout d'abord, la méthode consistant à poser un cachet indélébile sur le timbre le détériore : je suis choqué par exemple de voir des signatures sur des recto-verso, ou des timbres avec de multiples signatures pas toujours bien frappées ou trop appuyées. Un système de certificat avec une base de donnée mise en place par l'expert est bien meilleur même s'il est loin d'être sans faille. De plus, un timbre signé n'est aucunement une garantie : si un faussaire fait tout ce qu'il faut pour réaliser un faux de qualité, la confection d'un faux cachet d'expert posera une difficulté moindre. Souvent dans les ventes, les timbres sont présentés "signés", comme gage d'authenticité alors que l'expert n'est même pas désigné. C'est d'ailleurs un problème, le timbre signé acquiert une légitimé qu'il ne mérite pas toujours, et le retour en arrière est impossible parce que l'expert ne peut marquer un timbre faux. C'est très certainement prétentieux et pas en phase avec la réalité, mais je suis mon propre expert, dans quelques domaines limités, et pour mon propre compte. Par exemple sur les variétés, il faut que je comprenne comment une pièce est possible techniquement, et je suis rassuré si je connais le pedigree de la pièce. Si je comprends à contrario comment un faux est possible, si je ne comprends pas comment on peut certifier qu'une pièce est vraie, je passe mon chemin. Je pense en particulier aux variétés de couleur ou de surcharge et certaines variétés de piquage à l'époque où les non-dentelés officiels existaient. Si j'étais amené à acheter certaines pièces, je ne le ferais qu'avec un certificat d'expertise récent : il faut connaître ses limites même quand on est optimiste sur ses compétences. La difficulté fondamentale de l'expertise : elle permet, parfois, de prouver qu'un timbre est faux, mais *jamais* qu'il est vrai, en tout cas en examinant juste le timbre sans avoir l'historique complet du timbre. Dominique Stephan |
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| J'ai lu attentivement cet article et M. Brun pose clairement les problèmes. Il est effectivement impossible de prouver que certains timbres sont authentiques. Nous sommes obligés de nous fier aux experts. À nous de choisir les plus fiables. Je n'ai confiance que dans les experts capables de me dire clairement que mes timbres sont faux, et pourquoi. Je sais ainsi qu'ils font leur métier honnêtement. Et je suis aussi convaincu qu'ils ne se trompent pas tout le temps. HB |
| Heureusement qu'ils ne se
trompent pas tout le temps ! Choisir les experts les plus
fiables ? Encore faut-il être à même d'évaluer de les évaluer.
Difficile, a priori. Comment demander à un élève d'évaluer son maître ?
Une seule solution : apprendre, connaître. Connaître ses limites.
Ouvrir les yeux. Ce serait un bon commencement. CJ 2.2.09
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| L’expertise est un vaste débat. Comme Dominique Stephan, je suis favorable au certificat photographique qui donne un avis à un moment donné. De plus, il permet de constituer une base de données. Les experts ne peuvent pas tout connaître et doivent savoir s’abstenir en cas de doute ou tout simplement de non connaissance dans un domaine. Depuis quelques années, il y a eu quelques dérives sur les timbres modernes qui nuisent au développement de ces derniers. Dans le domaine du phospho par exemple, nous attendons toujours une définition et une manière d’analyser mise à jour et accepter de tous. La seule méthode d’analyse écrite date de 30 ans et il y a probablement quelques ajustements à effectuer. Ce qui était vrai à un moment ne l’est plus forcément aujourd’hui. Il peut y avoir des philatélistes spécialisés plus compétents que des experts. Pour finir. Les experts et les négociants devront trouver un jour un moyen juridique de "marquer" les faux. Il suffit de le vouloir…. Supergaston45 |
| D'accord pour le
certificat photographique. La
photo numérique permet la constitution de bases de données facilement
consultables. Question : combien d'experts en ont constitué une ? Pour le "phospho", vous évoquez l'omission partielle ou totale de bandes phosphorescentes (BP) sur les côtés de certains timbres émis depuis les années 1970. Pas sûr que la question trouve une réponse satisfaisante. On est dans le domaine de la chimie pure, avec des composants récents. Il est sans doute plus facile d'enlever des BP que de reproduire un timbre typographié du XIXe siècle. Quant à signer les faux, cela ne peut pas être réalisé sans l'accord du propriétaire. Et imaginez qu'un timbre soit marqué par erreur... CJ 2.2.09
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| On évoque toujours le risque de signer comme faux un vrai timbre mais on ne parle jamais de l'autre cas, d'un timbre faux signé comme vrai... Et il en existe ! En cas de doute, il suffirait qu'il y ait un collège d'experts, à condition que ces messieurs se mettent tous autour d'une table. On peut rêver. Je pense que les faux non signalés font plus de tort à la philatélie qu'une erreur d'appréciation qui restera toujours une exception surtout s'il y a un collège d'experts. OG |
| Ce n'est pas
pour rien que j'invite les collectionneurs à faire confirmer les
signatures. Quant à constituer un collège d'experts, je n'y crois pas
même si cela existe, ponctuellement, dans le cadre d'expositions
nationales et internationales. Certaines fédérations philatéliques
disposent d'équipes d'experts et cela ne donne pas de meilleurs
résultats. Le travail en équipe débouche parfois sur des dérives :
luttes d'influence, "bons" experts devant justifier leurs décisions
devant de "moins bons". Je ne suis pas certain que le système perdure.
Quelle voix prédomine quand il y a contestation et comment les nouveaux
membres sont-ils cooptés ? CJ 22.3.09 |
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