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Ma
philatélie [Réflexions, humeurs et conseils] |
Vos réactions |
| Ce que disent les règlements postaux | ||
| Grogne chez les élus locaux |
| Le
cachet de La Poste faisant mauvaise foi !
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| La Poste a publié le 10 septembre une circulaire précisant les modalités de traitement et d'oblitération du courrier. De nouvelles procédures désagréables pour nous, collectionneurs, car elles introduisent ces oblitérations Neopost codées si déboussolantes (1). Mais elles ont des conséquences infiniment plus graves pour nous, citoyens, car elles trahissent un vieil usage légal. |
| Ayant
mis la circulaire de La Poste en
ligne un vendredi soir avant un week-end chargé, je n'avais
pas
eu le temps de la commenter. Dominique l'a fait sur son blog. Il met l'accent sur la principale nouveauté : la date de l'oblitération ne reflète plus la réception du courrier par La Poste mais celle à laquelle le courrier commence à être traité. Cela appelle trois commentaires : 1. Comme l'a parfaitement souligné Dominique, les lettres postées après la dernière levée ne sont plus oblitérées le jour-même mais, au mieux, le lendemain. Pourquoi pas, après tout ? Comment tenir rigueur à La Poste de ne pas avoir traité le jour-même une lettre postée après l'heure de la dernière levée. Le problème est que les dernières levées en question ont lieu de plus en plus tôt (qu'a-t-on fait du progrès technologique ?). De plus, l'heure de levée ne figurant plus sur l'oblitération, La Poste écarte d'avance toute contestation. Comment prouver, en effet, qu'une lettre postée un quart d'heure avant la dernière levée n'a été prise en compte que le lendemain ? Du coup, les statistiques de ponctualité du courrier vont automatiquement s'améliorer dans les prochains mois. Espérons que La Poste aura la décence de ne pas mettre cela sur le compte d'une amélioration de son service, car ce n'est absolument pas le cas (voir également Les inquiétantes dérives du service postal) 2. La Poste annonce que "seules seront oblitérées à la date du jour les lettres pouvant être acheminées ce même jour". Autrement dit, le courrier "non urgent" (écopli ou économique) peut rester en instance sans être oblitéré pendant un nombre indéterminé de jours. Pire, pour des raisons aussi diverses que variées, des caisses de courrier oubliées ou abandonnées pourraient être oblitérées avec un grand retard. Mais, entre la date d'oblitération et la distribution, on aura l'habituel J+1. Toutes les lenteurs de La Poste seront donc passées sous silence. Cela se produisait déjà, mais en contradiction avec les règlements. Désormais, les règlements permettent tout. La Poste se livre à une vaste entreprise de camouflage. Le principe est ancien et largement utilisé de nos jours : quand on ne parvient pas à atteindre un objectif, on adoucit les critères et l'on affiche un semblant de réussite. Puis l'on communique abondamment à ce sujet. Cela trompe le grand public, non informé des changements de critères, mais, pour des observateurs attentifs, c'est un indice supplémentaire des difficultés rencontrées et durablement non résolues. Dominique a raison de dire que c'en est fini du "cachet de la poste faisant foi". Mais cela a des conséquences gravissimes. À tout moment de notre vie, nous pouvons avoir besoin de prouver que nous avons écrit dans un délai imparti : un candidat à un emploi, un artisan répondant à un appel d'offres, un contribuable faisant sa déclaration de revenus, une résiliation de contrat, une pièce à verser à un dossier juridique, etc. Avec le nouveau système, ce n'est pas une preuve qui disparaît mais c'est une preuve du contraire qui s'impose ! Vous postez votre lettre le mardi 15 au matin ; elle est oblitérée le 16, le 17 ou le 23... Que retiendra-t-on ? Que VOUS n'avez pas respecté les délais. C'est le-fameux-cachet-de-la-poste-faisant-foi qui le dit. Et vous n'avez aucun moyen de faire savoir que La Poste est à la fois responsable du retard et de la preuve qui pèse contre vous. Kafkaïen. La loi demeure mais La Poste en pervertit l'application. 3. Pour l'anonymat des lieux, j'ai un point de vue un peu différent. Selon moi, la véritable révolution n'est pas l'introduction d'oblitérations codées mais la création de grandes plateformes régionales traitant le courrier de plusieurs départements. Une lettre oblitérée du centre 37668A nous laisse dubitatifs. Mais une lettre oblitérée de Rouen (Seine-Maritime) peut avoir été postée à Damville, petite ville de l'Eure. Dans un cas, on ignore l'origine, dans l'autre, on croit la connaître ce qui, à mon sens, est pire... (voir Standardisation, dépersonnalisation) Mais oblitérations codées, dates différées et heures supprimées vont dans le même sens : l'opacité vis-à-vis du consommateur. Elle participe de cette tendance que je dénonce où le client n'est plus roi mais dupe. C'est l'entreprise qui règne en maître absolu (Les lois selon eBay, Déontologie philatélique à l'usage des pays membres de l'UPU, l'art de vendre du vide). Dire qu'il y a vingt-deux ans, un secrétaire général du parti communiste soviétique a été mondialement salué (ou honni, selon les opinions) pour avoir introduit une courageuse politique de "Glasnost" (transparence) dans un pays totalitaire. Aujourd'hui, les totalitarismes prennent des formes plus commerciales... |
| Droits réservés maphilatelie.com 18.9.07 |
| Vos réactions | ||||
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À
ma connaissance, la notion de "cachet de la Poste faisant foi" est un
simple usage de l'administration fiscale qui a
été ensuite
généralisée par simple usage populaire
sans qu'il y ait, je pense, un texte réglementaire
à ce sujet. BL
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| Je
l'ignore. Je lance donc un appel aux
juristes : le "cachet de la poste faisant foi" est-il une notion de
droit ? A-t-il une valeur juridique régie par des
textes
ou, à défaut, par l'usage ? Car il y a des usages qui ressemblent à s'y méprendre à des lois. Dans le cas présent, il s'est largement imposé, y compris dans des épisodes majeurs de notre vie. Allez dire au fisc que vous avez respecté les échéances malgré les apparences, convainquez tel employeur ou donneur d'ordres que vous avez répondu dans les délais. Jusqu'ici, La Poste elle-même attribuait une grande signification à cette oblitération et recommandait à ses agents d'y apporter le plus grand soin. Pour ne pas alourdir l'espace "Vos réactions", je reprends, plus bas, quelques extraits de l'Instruction générale des postes de 1973/ 89. Certes, les méthodes de travail doivent s'adapter aux besoins. Mais les valeurs de ponctualité et de fiabilité qui ont fait de La Poste une des plus belles administrations ne devraient pas être balayées aussi facilement. CJ DR 19.9.07
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Cette
circulaire que vous avez mise en ligne va évidemment
susciter de nombreuses réactions. Je souhaiterais
apporter la mienne en modérant un peu les
critiques de Dominique comme les vôtres.
Tout
d'abord, j'observe que cette "circulaire" est une note
chartée non destinée au public. De plus,
les listes que vous mettez à jour
régulièrement montrent qu'elle s'appliquait
déja depuis plusieurs mois, voire plusieurs
années. Enfin, en ce qui concerne l'expression
célèbre "le cachet de la poste faisant foi", je
vous rappelle que ce n'est PAS La Poste qui
l'emploie. D'ailleurs, ni la certification de la
date ni celle de l'heure n'existent dans la
réglementation postale.
En
tant qu'usagers et lecteurs et auditeurs des médias, nous
avons pris l'habitude de croire en cette expression mais tous les
juristes savent bien que cela n'est valable que pour les envois
recommandés avec demande d'avis de réception (et
ce n'est même pas toujours suffisant pour servir de valeur
légale).
En
relisant le code des postes et ses différentes
éditions, ainsi que le Guide Officiel et les Instructions
Générales des Postes, je n'ai trouvé
aucune obligation en la matière. Par contre, c'est
du côté de l'UPU que j'ai retrouvé un
argument capital (en théorie): le point 1 de l'article RE
308 de la convention de Pékin de 1999 (je n'ai pas le texte
de celle de Bucarest de 2004) précise que "les envois sont
frappés, du côté de la suscription,
d'une empreinte du timbre à date indiquant, en
caractères latins, le nom du bureau chargé de
l'oblitération ainsi que la date de cette
opération (...)".
C'est
donc le non-respect de la législation
internationale que l'on pourrait reprocher à La Poste
mais cette institution est loin d'être la
première dans le monde à agir ainsi et
je me demande pourquoi l'UPU continue de prendre des
décisions non suivies d'effet. La poste française
ne respectait déja pas la réglementation sur la
légende des timbres-poste mais elle n'était pas
la seule.
Malheureusement,
je constate que La Poste nous met devant le fait accompli (une fois de
plus ?) et que c'est surtout sa volonté de faire face
à la concurrence qui la pousse à tant
d'opacité. Ce n'est hélas! pas la seule institution
à manquer de transparence et leurs sites internet
ne peuvent nous faire croire au contraire. LB
22.9.07
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Je partage vos observations. Hier, nous étions des usagers. Aujourd'hui, nous sommes tout juste des clients qu’il convient de presser le plus possible. Ainsi, pour être certain de la date de depôt d'une lettre et obtenir qu'un cachet fasse foi, il conviendra de poster EN RECOMMANDÉ et, bien sûr, le coût ne sera plus le même... En fait, quelques garanties si vous mettez la main au portefeuille, tout bénéfice pour ce service encore appelé "public" ! Morse |
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| Vous
avez tout compris. Mais peut-être avez-vous
constaté cette
même évolution dans d'autres secteurs
d'activité : 1. le service se dégrade, 2. pour obtenir un service de qualité, le prestataire "pond" une option, un "pack", un produit, une carte de fidélité, un forfait "client privilégié" (les services marketing ne sont pas avares de termes d'enrobage) qui, pour un montant défiant toute concurrence, vous garantit un service de qualité sauf quand ce n'est pas possible. 3. si vous n'acceptez pas cette rallonge financière, vous recevez un service de mauvaise qualité. Dans le cas contraire, vous vous trouvez à payer pour ce qui était gratuit auparavant... 4. en général, tous les prestataires publics ou privés du secteur s'alignent sur ce schéma. 5. les éventuelles ouvertures à la concurrence, censées abaisser les coûts et améliorer les services, aboutissent alors à tout le contraire, de manière quasi irrémédiable. 6. le client est de moins en moins roi, de plus en plus "cochon de payant". CJ DR 1.10.09
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| Concernant le vocabulaire des « marketeurs », que signifie exactement l'expression : « la mise en place d'un référentiel informatique des sites de dépôt permettra la fiabilisation et l'accélération du traitement des plis" ? Si je comprends bien (?), la seule mise en place d'une liste des sites de dépôt (liste informatique ou non d'ailleurs) ferait avancer la fiabilisation (j'aurais écrit la fiabilité) et l'accélération du traitement des plis. Pour qui nous prend-on ? Ce type de vocabulaire n'est malheureusement pas nouveau à la Poste (et ailleurs !). Par exemple, que penser de : "Spécification technique de besoin" alors que "cahier des charges" est tout à fait français et compréhensible par tout le monde ? YN | ||||
| Bel exemple de marketing
administratif. La complication (complexification ?) est un artifice
destiné à faire plus sérieux.
Malheureusement, elle consiste trop souvent à camoufler une
grande vacuité. Le marketing n'est plus alors l'art de bien
présenter, de conquérir, mais l'art d'en
imposer, de bluffer, de prendre le destinataire pour un
imbécile. CJ 10.10.07
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| Nous en Belgique, nous avons le même farce. Une lettre postée à Mons, chef lieu de la province du Hainaut, mais oblitérées à cinquante kilomètres de là, à Charleroi. CVC | ||||
| En fait les
postes européennes sont toutes plus ou moins confrontées
à cette nécessité de moderniser. Si, au moins, le
service s'améliorait... DR 13.10.07
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Je ne suis pas d'accord !
Votre article traite des
boîtes aux lettres et, justement, tout
le courrier qui s'y trouve déposé avant l'heure limite
doit toujours être oblitéré le jour-même. La
circulaire signifie de ne plus oblitérer à la date du
jour avec l'étoile le courrier déposé
après l'heure. Il faut désormais l'oblitérer le
lendemain. Ce qui était déjà le cas dans les
bureaux qui n'utilisaient pas le timbre à date
étoilé. De ce coté, rien
ne change. C'est pour ça que les heures limites de dépôt ont été très largement
avancées. En bureau de poste, c'est
peut-être différent ? SP (postier)
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| Je ne sais pas ce qui a déjà
changé ni les procédures qui seront modifiées dans
le futur. Mais vous avez une directive qui vous dit clairement que "seules
seront oblitérées à la date du jour
les lettres pouvant être acheminées ce
même jour". Il
n'est pas précisé de motif, de délai, ni de
condition limitative. Si, pour une raison quelconque, le courrier ne
peut pas être traité à temps, l'oblitération
peut être différée. C'est la règle ou
ça le deviendra car c'est écrit, noir sur blanc. CJ 27.10.07
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L'oblitération ne se fait pas au dépôt, sauf sur
demande expresse du client. L'acheminement J+1 ne devient plus crédible puisque
le courrier part dans de grands centres où on ne sait comment il est
traité. Au lieu de faire une journée "souriez vous êtes à la
poste", ils feraient mieux de prendre "soin" de leurs clients et de les
respecter. JM 19.2.08 |
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Le "cachet de la poste faisant foi" n'est pas
seulement un usage. Il est utilisé dans le code général des impôts,
dans les délais d'inscription à la fonction publique mais également dans les
relations entre professionnels et consommateurs.
Il apparaît ainsi pour le calcul des délais de
résiliation de contrats notamment, dans la LOI n° 2005-67 du 28
janvier 2005 tendant à conforter la confiance et la protection du
consommateur.
Ca risque de devenir
compliqué demain, sauf à envoyer ce type de courriers en
recommandé. PM |
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| Merci pour cette précison fondamentale, très attendue ! CJ 19.2.08 |
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| J’ai pris l’habitude d’écrire en haut à gauche de mes lettres la mention : « Confié aux soins des services postaux le (+ date) ». Cela ne changera pas grand-chose, mais cela m’amuse ! JFR | ||||
| On s'amuse comme on peut... CJ 23.4.08 | ||||
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