Le moins qu'on puisse dire des oblitérations
Neopost, c'est qu'elles manquent de fantaisie. Surtout lorsque le code
ROC à cinq chiffres vient remplacer le nom de la ville. On
arrive alors à un sommet de
l'uniformisation-standardisation. Pourtant, elles ne sont pas
dénuées d'avantages non plus : une couleur bleue
plutôt plus gaie que le sempiternel noir, une impression
à jet d'encre susceptible de moins abîmer les
timbres que le mode typographique habituel. Il ne leur manquerait plus
que
la parole... Et l'image !
Non seulement c'est possible (voir "standardisation,
dépersonnalisation")
mais encore c'est plus simple et moins onéreux qu'avec nos
précédentes machines. En effet, plus besoin de
fabriquer
un bloc métallique : il suffit de programmer la machine pour
remplacer les disgracieuses lignes ondulées par un texte,
une
petite illustration. C'est la magie de l'informatique ! Encore faut-il
savoir qui peut en demander (et en obtenir), qui donne l'accord,
quelles sont les conditions... Dans cette vaste entreprise
d'industrialisation, on peut imaginer que cet aspect ne figure pas
parmi les priorités des responsables de La Poste.
On pourrait aussi imaginer que, compte tenu du petit nombre de machines
oblitérant désormais le courrier, l'offre ne
suffit pas
à satisfaire la demande des annonceurs. Je crains,
hélas,
que ce soit le contraire : le petit nombre de machines fait que
l'oblitération ne sera plus identifiée comme un
support
d'informations et tout le monde finira par s'en
désintéresser. Sauf, peut-être,
quelques
associations... philatéliques, notamment.
Personnellement, je n'y vois pas un empêchement à
la
collection. Nous avons eu suffisamment de flammes dans le
passé
- plusieurs milliers tirées à des milliards
d'exemplaires
-, pour monter des collections thématiques ou
départementales pour les siècles à
venir.
DR
9.10.07
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