| Ma
philatélie [Réflexions, humeurs et conseils] |
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| Mauvaise polémique sur fond de "faux vrai timbre" | ||||
Une petite entorse qui sert aujourd'hui de prétexte à une fracture politicienne et qui suscite depuis des mois, un déchaînement de fantasmes et de commentaires délirants, un peu partout sur Internet. Le bon vieux "montage de bourrichon" surfe désormais sur la vague de la surmédiatisation électronique, instantanée et exponentielle. Loin de la "timbrification" officielle, cette fantaisie montre que les postiers israéliens chargés de veiller à l'application des règlements ne connaissaient pas le visage du patron de l'UMP. Est-ce à dire qu'une telle personnalisation serait aujourd'hui plus difficile à réaliser ? Pas sûr. Car la vigilance des postiers peut toujours faillir. Depuis l'élection présidentielle, des philatélistes ont ainsi réussi à en obtenir à partir du portrait officiel élyséen. Pas en Israël, pas en Ingouchie, pas au Zimbabwe... En France. |
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| 28.11.07 | ||||
| Précision
importante. Des sites d'information indiquent bien que le timbre est une commande privée mais laissent entendre que l'entorse au règlement résulte soit d'une "improbable négligence", soit d'une "autorisation administrative" (israélienne). C'est méconnaître les personnalisations philatéliques. Elles mettent en jeu des systèmes d'impression automatisés à partir de photos envoyées par Internet du monde entier. Chaque personnalisation ne fait donc l'objet d'aucune autorisation a priori mais d'un éventuel rejet pour non-conformité aux conditions d'utilisation. Encore faut-il avoir les moyens de déceler ces entorses. On imagine que la Poste israélienne doit être attentive aux messages religieux, ethniques, politiques, susceptibles d'attiser les haines entre les communautés. Elle doit avoir en mémoire la photo des criminels nazis ou des adversaires déclarés de l'État d'Israël. Mais pas celle d'un homme politique français (avant son élection à la présidence, rappelons-le), d'un écrivain norvégien, d'une chanteuse kirghize ou d'un éleveur de lamas en Patagonie. Cela me rappelle la prétention de certains artistes de mail-art qui triomphaient lorsqu'une de leurs oeuvres avait affranchi une lettre sans que celle-ci soit taxée. C'était, pour eux, la reconnaissance implicite (mais néanmoins officielle !) par La Poste que leur timbre était un vrai timbre ou qu'il pouvait tromper la vigilance infaillible des postiers. Leur timbre était simplement passé par une machine oblitérant 150 000 lettres à l'heure qui n'avait pas détecté l'anomalie. À ma connaissance, de telles machines ne distribuent aucun brevet d'authenticité. 29.11.07
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| Liens : Article du Figaro.fr Site de la Poste israélienne Article sur les timbres personnalisés français |
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