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"Lettre ouverte" de Timbres Magazine au président de la République

À peine élu, Nicolas Sarkozy a reçu un courrier du directeur-général de Timbres Magazine, Gauthier Toulemonde, courrier rendu public sous forme d'un éditorial dans ledit magazine (1). Il s'agit d'une critique de La Poste en matière de philatélie assortie d'une demande d'intervention de la part du chef de l'État. Une démarche d'une gravité exceptionnelle qui mérite réflexion.

D'abord le fond.
"Nous avons déjà eu l’occasion de nous rencontrer et j’ai pu me rendre compte à ces occasions que vous étiez un vrai philatéliste", commence le patron du magazine, qui compare ensuite Nicolas Sarkozy à Franklin D. Roosevelt, le président des États-Unis, grand philatéliste mais aussi (et surtout !) principal artisan de la victoire sur l'Allemagne nazie et le Japon nationaliste au cours de la Seconde Guerre mondiale. Monsieur Toulemonde lance un autre pont en direction du président avec la biographie de Georges Mandel, "ancien ministre des postes", écrite en 2005 par Nicolas Sarkozy. Sauf que Georges Mandel fut avant tout le principal collaborateur de Clemenceau lors de la victoire de 1918. Farouche anti-hitlérien dès 1936, ministre de l'Intérieur (!) en 1940, fonction qui lui permit de s'opposer courageusement à l'armistice demandé par Pétain, Mandel fut arrêté sur ordre de Vichy, remis aux nazis puis assassiné en 1944 par la Milice. Notamment parce qu'il était juif. Sans vouloir minimiser son rôle aux PTT, ce serait faire injure à sa mémoire que de réduire sa vie à cette fonction.

Après ce préambule, G. Toulemonde expose trois griefs contre La Poste :
1-- "une politique d’émission inflationniste [...] Cette politique déraisonnable a conduit non seulement bien des collectionneurs à délaisser les nouveautés mais aussi parfois à abandonner la collection de timbres"
2-- "la réalisation de tirages confidentiels [...] qui ont eu pour conséquence des mouvements spéculatifs [...]"
3-- "le choix de sujets discutables et de visuels qui le sont tout autant."

1-- Pour la politique inflationniste, je ne suis que partiellement d'accord. Phil@poste n'est plus dans la même logique commerciale qu'il y a cinquante ans. On peut le regretter. Personnellement, je le regrette. Cette logique est aujourd'hui celle d'une offre élargie pour séduire un plus grand nombre d'utilisateurs, même ponctuels. De ce fait, les clients fidèles que sont les collectionneurs peuvent se sentir exploités. N'entend-on pas souvent l'expression "vaches à lait" ? Mais ceux qui râlent le plus sont ceux qui achètent le plus. Si certains cessent d'acheter les nouveautés, tant pis pour La Poste. D'ailleurs, ça ne dérange qu'elle. Je ne vois pas pourquoi Monsieur Toulemonde s'en plaint : une fois que ces collectionneurs ont abandonné les nouveautés, ils ne peuvent plus être gênés par la "politique d’émission inflationniste" de La Poste. Tout est donc pour le mieux.
Que des collectionneurs abandonnent la philatélie est, en revanche, plus gênant. Mais il s'agit de LEUR collection. Ils n'ont aucune raison de laisser à La Poste l'initiative de la mener à leur place (voir "En finir avec une Philatélie systématique"). S'ils n'ont pas découvert que la philatélie ne se résume pas à l'abonnement aux nouveautés de France, c'est un peu de leur faute et peut-être parce qu'ils n'ont pas trouvé un ami, un club, un négociant ou un journal pour le leur faire découvrir. La responsabilité de ces échecs est à la fois individuelle et collective. Mais n'est pas attribuable exclusivement à La Poste.

2 -- Je suis en accord total avec Gauthier Toulemonde. Les émissions à tirage et diffusion limités sont extrêmement dommageables pour la philatélie. Elles résultent d'une volonté de La Poste d'émettre des objets de collection plutôt que des objets qu'on collectionne (voir article Objets de collection ou objets à collectionner ?). La Poste sort de son rôle qui consiste à émettre des timbres pour affranchir le courrier. Mais, en d'autres temps, Timbres Magazine et son prédécesseur Timbroscopie (d'où les principaux responsables de Timbres-Magazine sont issus), ont fait l'éloge des non-dentelés, des blocs à petits tirages, des épreuves en tout genre. Ils ont conseillé d'investir, voire de spéculer sur certains.
Timbroscopie a notamment contribué au succès des surcharges et des émissions locales des ex-Républiques soviétiques. Je me souviens qu'un des amateurs de ces émissions était un ministre du Budget du nom de Nicolas Sarkozy. A-t-il fait une bonne affaire ? Pas sûr.
Aujourd'hui encore, Timbres-Magazine réalise et vend des produits philatéliques ou extra-philatéliques dont il ne dit pas, cette fois, s'ils sont onéreux, inflationnistes ou superfétatoires.

3--"Des goûts et des couleurs, on ne discute pas", dit le proverbe. Sans doute. Mais le public a changé. Pour séduire de nouveaux clients, La Poste doit moderniser et diversifier ses timbres : davantage de couleurs, davantage de sujets en phase avec des préoccupations du quotidien. On peut être en désaccord avec certains de ses choix mais condamner cette évolution, demander à La Poste de revenir vingt ou cinquante ans en arrière, ce serait faire échouer sa tentative de faire aimer les "beaux timbres" au grand public. Et cela aurait pour conséquence de ringardiser davantage la philatélie qui n'a vraiment pas besoin de ça. Les timbres doivent être de leur temps.
Comme Timbres-Magazine, je critique certains choix de La Poste. Mais je précise lesquels et je donne mes arguments qui ne sont pas nécessairement ceux de mon voisin ou de mes amis. Qu'est-ce que des sujets et des visuels discutables ? Que signifie même "discutable" ? En lançant une accusation vague, ne reposant sur aucun élément spécifique, on met peut-être les mécontents de son côté mais le destinataire de ces critiques n'a aucun élément concret pour se défendre. Un tel procédé est lui-même "discutable".

Autre critique discutable, "l’abandon progressif de la taille-douce traditionnelle qui est historiquement une technique française, datant de plusieurs siècles est une erreur monumentale." Là, le patron de la revue philatélique énonce une contre-vérité. La France est un des derniers pays à avoir introduit la taille-douce en philatélie, timidement, à la fin des années 1920. Pour mémoire, cette technique inventée en Italie au XVe siècle a été utilisée dès 1840 par la Grande-Bretagne pour le premier timbre du monde, le Penny Black. L'Allemagne l'a introduite en 1900, les États-Unis en 1847, le Congo belge en 1894... Alors, parler de "spécialité française"... Il est vrai que la France s'est rattrapée par la suite en devenant un des grands utilisateurs de taille-douce.

Gauthier Toulemonde se plaint particulièrement de l'abandon de la taille-douce manuelle au profit de la gravure par ordinateur, faisant ainsi le même constat que moi (voir L'Art et la manière). Mais, pour sauver la première, nos analyses divergent.
Il affirme que la taille-douce informatisée donne "des résultats médiocres" qui font que "bien des timbres d’aujourd’hui sont considérés par les collectionneurs comme de simples images". Il introduit une confusion entre le choix des sujets, des visuels, l'utilisation d'autres techniques (offset, héliogravure) qui peuvent effectivement donner ce sentiment d'"images" et les deux méthodes de gravure en taille-douce.
Or, je maintiens le constat selon lequel les différences entre taille-douce manuelle et taille-douce informatisée sont difficilement perceptibles. J'ai fait le test à de multiples reprises, auprès de collectionneurs de différents niveaux : personnes n'a pu faire la différence de façon certaine entre les deux techniques. Voilà pourquoi il faut, selon moi, un choix volontariste de La Poste pour perpétuer les traditions et entretenir une équipe de graveurs. Au nom de la défense de ce savoir-faire magnifique et rare.

Le directeur-rédacteur en chef cite l'exemple de la Suède : "La Poste française invoque les coûts de fabrication alors que dans le même temps son homologue suédoise affirme que les timbres en taille-douce ne coûtent pas plus cher à fabriquer et qu’ils présentent également l’avantage de ne pas être falsifiables."
Je ne connais pas cette déclaration officielle de la poste suédoise ni les choix d'autres pays étrangers. En revanche, il y a là aussi un mélange de sens : les timbres en taille-douce sont effectivement plus difficiles à falsifier que les autres et c'est bien pour cela que, depuis quarante ans (!), La Poste française utilise ce procédé pour les timbres d'usage courant, lesquels représentent plus de 90 % des affranchissements et donc le risque maximal de falsifications ! Mais, que ce soit gravure manuelle ou gravure informatisée, le résultat est le même. Il est donc fallacieux de faire croire que seule la taille-douce manuelle est efficace en matière de sécurité.

Si le directeur de la publication de Timbres Magazine évoque des critiques générales et vagues, il est un point sur lequel il est précis : La France ne produisant plus des timbres de qualité, "le conseiller artistique pour les timbres de Saint-Pierre-et-Miquelon envisage de les faire fabriquer au Canada !". Information fausse, comme me l'a confirmé ledit conseiller, qui se dit "tout à fait satisfait du travail de Périgueux", ajoutant : "jamais il n'a été envisagé d'imprimer au Canada!" Il a donc demandé à Monsieur Toulemende de rétablir la vérité dans le prochain numéro de Timbres Magazine.

Et même si cette information avait été vraie... N'est-on pas libre, dans cette société d'économie de marché, de changer de fournisseur sans avoir à se justifier à la face du monde ? Le Canada est à quelques encablures de Saint-Pierre-et-Miquelon et il semblerait légitime que ce pays fasse des offres de services intéressantes. Au nom de quoi la collectivité territoriale serait empêchée d'y souscrire ? Quand c'est Périgueux (dont le savoir-faire et la polyvalence sont mondialement reconnus) qui imprime des timbres de pays étrangers, personne ne crie au scandale... Au contraire, on est fier de voir la qualité française reconnue à l'étranger. 

L'éditorial se termine en agitant le spectre des délocalisations, de la disparition des métiers d'art, de la perte des emplois et de la mort de la philatélie. À part les métiers d'art, effectivement très dépendants des décisions de Phil@poste, je réfute ces arguments. Si, un jour, la philatélie devait mourir, ce n'est pas La Poste, en tout cas pas uniquement La Poste qu'il faudrait accuser mais, en premier lieu, les acteurs de la philatélie que sont les négociants, les associations et... la presse. Sans oublier les collectionneurs, à l'origine de tout et libres de leurs choix. 

Je passerai sur les derniers arguments de l'éditorial établissant un parallèle entre le programme présidentiel de Nicolas Sarkozy, fondé sur la rupture, et cette même rupture réclamée sur La Poste, ou le désir supposé du président de la République de ne "pas voir la disparition de ce loisir culturel, éducatif et populaire". Je mets ces arguments sur le compte d'une dose inévitable de dramatisation : il faut être alarmant et désespéré pour justifier l'appel au plus haut personnage de l'État.

Voilà pour le fond.

Sur la forme :
Écrire au président de la République pour lui demander une intervention sous prétexte qu'il est ou qu'il a été philatéliste, c'est feindre d'ignorer trois choses :
1- depuis un demi-siècle, la fonction élyséenne ne consiste plus à "inaugurer les chrysanthèmes". Demander au président de la République de se pencher personnellement sur un sujet aussi futile (2), c'est rabaisser sa fonction à ce qu'elle était au début du XXe siècle. J'imagine que, deux semaines après l'élection présidentielle sur un programme ambitieux, même le 28e secrétaire de cabinet du plus petit secrétariat d'État s'est vu confier des missions plus urgentes, avec des enjeux autrement plus vitaux pour notre pays, que la réduction du  nombre de timbres émis par La Poste. Pas besoin de sortir de Science Po pour le deviner. Alors, à plus forte raison quand on a fait Sciences Po...

2- quand on s'adresse à une haute autorité, c'est qu'on a épuisé tous les recours intermédiaires et que les personnes visées sont identifiées comme étant les responsables du problème. Et l'on sait qu'en tapant au sommet de la hiérarchie, cela revient à demander les têtes de ceux (ou celles) qui sont supposés mal faire leur travail. Un procédé que je réprouve absolument. On ne joue pas avec la carrière des gens pour faire aboutir ses intérêts. Que voulez-vous ? je ne suis pas un tueur. Je sais que c'est un grave défaut :il m'a déjà valu des déboires. 

3- La Poste n'est plus une administration mais une entreprise autonome de droit public. Oh, ça ne fait pas longtemps. Juste seize ans... Les seuls liens entre Phil@poste et l'Etat, ce sont le programme annuel approuvé par le ministre de l'Industrie et, surtout, le choix de la "Marianne présidentielle" (3). Demander au plus haut personnage de l'État de s'ingérer dans la politique d'émission de timbres n'est pas rassurant. D'autant que, si l'éditorial critique la politique d'émission de la Poste, il suggère que "la  solution est politique"... dans le sens de politicien. D'où l'appel au président. Et pourquoi pas une police politique des émissions sur le modèle stalinien ?

Heureusement, on est en démocratie. Cela implique qu'on est libre d'écrire à qui l'on veut pour défendre ses intérêts, y compris au président de la République. Mais, en revanche, quand on publie cette lettre, c'est qu'on veut faire savoir (à ses lecteurs, en l'occurrence) qu'on l'a écrite. "Faire" ou "faire savoir" : ce n'est pas la même chose.

On sait bien que critiquer La Poste, se plaindre de ses émissions et la rendre fautive de tous nos malheurs est un sport très populaire chez certains collectionneurs. Parfois avec des termes d'une extrême violence qui traduisent un malaise dont personne ne peut nier la réalité. Seulement, le rôle d'acteurs responsables de la philatélie n'est pas, selon moi, de souffler sur les braises pour embraser le bûcher mais de proposer des solutions. On peut être très populaire en désignant des victimes expiatoires à la vindicte populaire. Mais on ne construit rien.
Conseiller les collectionneurs, leur donner des idées, des pistes pour ne pas subir mais prendre leur collection en main, voilà qui me paraît plus constructif. Timbres Magazine le fait parfois très bien. Je le préfère dans ce rôle.

Hurler avec la meute des loups ou lancer une chasse aux sorcières ne fait pas partie de mes valeurs. Je préfère animer le débat, lancer des idées, porter des critiques argumentées, imaginer des solutions.

C'est évidemment moins mobilisateur...


Articles connexes :
-- En finir avec une philatélie systématique
-- Le timbre, objet à collectionner ou objet de collection ?

(1) Timbres Magazine, juin 2007. site
(2) De son point de vue, du moins j'ose le supposer.
(3) Depuis l'arrivée au pouvoir du général de Gaulle, à la fin des années 1950, c'est le président de la République qui choisit le timbre d'usage courant (souvent mais pas obligatoirement une Marianne) qui symbolise son mandat.
Tous droits réservés. 13.6.2007.

Vos réactions
Il faut reconnaître que l'occasion était tentante. J'ai lu cet éditorial plus comme un résumé des position de TM sur la philatélie moderne que comme une lettre réellement adressée au président (autrement que par l'envoi du magazine) dont on attendrait une action. DS
Si j'écris au président pour lui signaler une querelle de voisinage relative à du bruit, je pense qu'il va me renvoyer vers des structures locales. Si je lui adresse une liste de griefs à l'encontre d'une administration ou d'une entreprise publique et que je fais savoir, par voie de presse, le contenu de cette lettre, je peux m'attendre à ce que les mesures prises soient d'un autre niveau. Surtout si je dépeins la situation avec sufisamment de catastrophisme. Imaginez si, en plus, j'avais des relations...  CJ
DR 14.6.07

Je comprends vos arguments, mais je ne les partage pas. La lettre de Timbres Magazine, à mon sens, a plus pour vocation de sensibiliser le public de ses lecteurs à une vraie question, que d’amener le président de la République à demander la tête de la directrice de Phil@poste. Certes, elle contient quelques exagérations et peut-être aussi quelques approximations. Mais au moins, elle rompt le silence complice d’autres magazines… et le silence de Phil@poste, à qui j’avais écrit en janvier dans les mêmes termes sans jamais être honoré d’une réponse. BQ

DR 14.6.07


J'ai déjà eu l'occasion de parler de cet éditorial autour de moi : certains de mes arguments n'étaient pas éloignés des vôtres. Son auteur n'a rien compris. Il veut juste se faire de la pub. GM
DR 16.6.07

J'étais présent à Poitiers, au congrès national de la Fédération française des associations philatéliques. J'ai donc assisté à l'intervention de Madame Eslinger (directrice de Phil@poste, NDLR). De toute évidence, elle n'a pas apprécié l'éditorial de Monsieur Toulemonde, et j'ai eu le sentiment qu'elle nous en rendait responsables, nous les philatélistes membres de la FFAP ! Je ne considère pas Monsieur Toulemonde comme un philatéliste, mais comme un patron de presse qui cherche surtout à vendre les produits de sa fabrication ! Les éditoriaux de Timbres Magazine ont beaucoup perdu en intérêt depuis qu'il les signe !
En ce qui me concerne, les émissions dites "abusives" de Phil@poste ne sont pas un problème : depuis quelques années, je ne me procure que les timbres qui m'intéressent et j'encourage les membres de mon association à en faire autant ! Et, pour les quelques membres que le "syndrome de la case vide" torturait, grâce à l'informatique, nous réalisons les pages pré-casées adaptées à leurs choix. JR
Belle analyse et belle réactivité. Vous illustrez parfaitement cette responsabilté individuelle et collective que je prône. Mais aussi un point sur lequel je n'ai pas assez insisté : les philatélistes isolés sont démunis. Il est nettement plus plaisant de collectionner au sein d'une association active, conviviale et solidaire !
Quant au droit de réponse des uns et des autres, il est grand ouvert dans les colonnes de maphilatelie.com ! CJ
DR 21.6.07

"Nous avons écrit au Président de la République..." J'imagine le courrier arrivant à l'Elysée, ouvert, porté directement sur le bureau du Président Sarkozy, "philatéliste". Non, je rêve ! Il est vrai que cela glorifie celui qui claironne qu'il a écrit au Président ! Le Président, comme le souligne C. Jamet, a autre chose à faire, et bien plus urgent que de s'occuper de la fabrication des timbres-poste. Des gens très capables, et qui ne changent pas avec les changements de gouvernants, sont en place pour faire leur travail, avec le choix de la fabrication (taille-douce ou offset, hélio...) ; il faut plutôt leur rendre hommage de fabriquer des vignettes - destinées en principe à affranchir les courriers - qui ont, depuis des décennies, apporté à des millions de passionnés ou de simples curieux un loisir qui ne demande qu'à s'étendre.
"Conseiller les collectionneurs, leur donner des idées, des pistes pour ne pas subir mais prendre leur collection en main..." C'est effectivement la bonne chose à faire.  JLB
DR 23.6.07

S'il n'y avait que les éditoriaux qui sont moins intéressants dans Timbres Magazine... Mais il y a aussi les articles  (pas tous). Les études de l'époque Bartoli n'existent plus et l'on fait souvent dans l'à peu près. De plus en plus il s'agit de M. Toulemonde en voyage ou autre événement de ce genre. HB
DR 28.6.07

Sous le titre "Précison et démenti", petit article non signé, Timbres-Magazine a répondu à la demande de rectification effectivement adressée par Marc Taraskoff, conseiller artistique de la poste saint-pierraise.  Il y est écrit, notamment :
"Les propos de Marc Taraskoff évoquant la possibilité de faire un jour imprimer les timbres de Saint-Pierre-et-Miquelon au Canada, si le travail réalisé par l'ITVF ne lui convenait pas, ont été tenus lors d'un déjeuner. Plusieurs personnes ont entendu ces propos dont deux journalistes de Timbres Magazine."

On remarquera d'emblée l'utilisation de témoins auditifs, dont deux professionnels, pour accréditer la mise au point. Sauf que les propos rapportés ici ne sont pas de la même veine que ceux prêtés à Marc Taraskoff dans l'éditorial de TM de juin où il était affirmé que "La qualité en France n’étant plus au rendez-vous dans ce mode d’impression (pour des raisons politiques et non de compétences) le conseiller artistique pour les timbres de Saint-Pierre-et-Miquelon envisage de les faire fabriquer au Canada !" Il y a des demi-vérités pires que des mensonges - les journalistes le savent bien - car, contrairement aux mensonges grossiers, elles ont une apparence de vérité.

Le plus époustouflant est que la mise au point de TM se termine par : "Nous maintenons donc l'intégralité de ce qui était dit dans l'éditorial !"
Beau travail de gymnastique intellectuelle. C'est un peu comme si on disait que :
"Je vais me désabonner de Timbres-Magazine et demander le remboursement des mois payés d'avance parce que l'information est déformée"
était la même chose que :
"Si Timbres-Magazine ne donne pas la bonne information, je me désabonne".
Donc.  CJ
DR 13.8.07

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