Ma philatélie
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États Généraux de la philatélie
Et maintenant ?
Pour une fois, ce n'est pas moi qui vais réagir aux récents États Généraux de la philatélie (EGP) mais un des abonnés à maphilatelie.com :
"Le président de la République a voulu les États Généraux de la philatélie. Ils ont eu lieu. Ils sont déjà oubliés. Que reste-t-il de cette manifestation d'autosatisfaction organisée par La Poste, quelques semaines après ? Aucune réponse aux questions posées sur le Forum, muet depuis le 2 avril. Pas même de compte-rendu. Aucune mention sur le site de La Poste. Aucune décision prise.
Fallait-il organiser à grand fracas une telle réunion pour entendre un psychiatre divaguer sur la philatélie, ou les responsables de La Poste parler encore une fois de "beaux timbres" ?
N'en attendions-nous pas autre chose, et tout d'abord des réponses aux questions posées avant le forum ("avant", puisque, à l'évidence, il n'était pas possible d'en poser beaucoup "pendant").
La presse philatélique est curieusement résignée. Certes, ici et là, quelques photos de la journée dont on retient que la philatélie reste une affaire d'initiés (toujours les mêmes !)
Que m'importe de savoir que le vin servi au buffet a été bon !
J'aimerais trouver des informations sérieuses et je ne sais pas où les trouver. Même les blogs sont peu diserts sur le sujet.
Naïf, j'ai mis en ligne une vingtaine de question sur le site des États Généraux : toutes sont restées sans réponse. [...]
Je suis persuadé de ne pas être le seul à formuler ces appréciations.
Que faire pour être entendu ? " BQ
Je suis d'accord avec BQ : l'absence de compte-rendu sur le site des EGP est effectivement la première curiosité. Solliciter les amoureux du timbre et ne pas leur faire savoir si l'on a pris leurs remarques en considération me paraît bien cavalier. N'ayant pas assisté à ces États Généraux (pas invité) je fais partie de ces dizaines de milliers de collectionneurs qui attendent patiemment que l'ascenseur veuille bien redescendre...

Comme vous, j'en ai eu quelques échos. Que penser des ces EGP ? Cela dépendra uniquement des actions qui seront entreprises.
Le reste n'est que du bla-bla.

À nous d'être attentifs et de bien observer ce qui va en sortir. C'est la raison pour laquelle je n'ai pas encore exprimé d'avis. J'imagine que la presse est dans la même attente.

Pour tout dire, ces EGP ne m'ont pas franchement rassuré. N'en déplaise aux optimistes béats (dont je fais souvent partie, mais pas cette fois), La Poste a défini "sa" philatélie avant et pendant les EGP. Une approche marketing, des catégories artificielles qui avaient été reprises par le président de la République avec des timbres pour le courrier, d'autres pour les albums, et des produits annexes. Une réaffirmation de ce qui existe déjà, semblant donner raison à ceux - nombreux, semble-t-il -, qui craignaient que la messe avait été dite avant que les fidèles aient été rassemblés.

Comme vous, je pense qu'on aurait pu nous épargner le folklore du psy et tous les poncifs sur la philatélie destinés à des gens qui n'en ont jamais entendu parler. Espérons au moins que tout cela n'a pas coûté trop cher.

Comme vous, j'ai été stupéfié d'apprendre - par un des principaux acteurs des EGP, journaliste de surcroît - que les invités avaient eu droit à un cocktail dînatoire et à un petit cadeau sous forme d'un souvenir philatélique numéroté, à tirage limité, dont certains exemplaires seraient susceptibles de se retrouver en vente sur eBay. Bling-bling ! Grand bien leur fasse. Mais on est loin, bien loin des préoccupations des collectionneurs ordinaires.

À la CNEP, la chambre syndicale des négociants, on s'agite aussi. Il est question de faire parler de la philatélie, de l'introduire à l'école, de faire reconnaître sa valeur culturelle aux enseignants, de produire des émissions de télévision, de montrer que le timbre constitue un patrimoine, un excellent placement. Bref, toutes ces banalités qu'on entend depuis trente ans. Cette fois, en revanche, on parle d'y mettre les moyens, de faire marcher des relations. Parfait. Mais pour quel projet, avec qui, en vertu des quelles compétences et avec quelles instances de contrôle pour éviter que cela tourne au simple message commercial spéculatif ?

Franchement, confier l'avenir de la philatélie à La Poste et au syndicat professionnel, cela n'est pas fait pour me rassurer.

Je persiste à dire que La Poste ne doit pas régenter la philatélie. Qu'elle veuille bien émettre des timbres à coller sur le courrier, si possible des timbres qui donnent envie d'être collectionnés. Et tant mieux si ça lui rapporte de l'argent. Quant aux négociants, ils se sont longtemps contentés de vendre et de lancer des modes, jouant trop rarement leur rôle de formateur (en revanche, des conseils en patrimoine philatélique, j'en ai vu, hélas !)

Poste, négoce, presse et éditeurs de catalogues ont des intérêts économiques propres, parfois divergents. Pour ne pas tirer la couverture à soi, ne pas écarteler la philatélie et les philatélistes, il faudrait que ces composantes se retrouvent au sein d'une structure neutre faisant fonctionner de nombreux relais sur tout le territoire. Une structure dont les objectifs seraient de faire apprécier la philatélie et de protéger les collectionneurs.
Le doux pays de Candy ? Non. La Fédération française des associations philatéliques.

Coup de chance, elle existe déjà et ces objectifs sont déjà les siens.
3.5.08

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Je pense que vous résumez très bien la situation. Après ces mouvements de manches, il n'y a pas grand-chose à attendre sinon un développement du chiffre d'affaires de la section "timbres et divers" de la Poste. Je ne vois en rien un réel intérêt de la Poste pour la Philatélie. YL
2.5.08

Que La Poste cesse de chercher midi à quatorze heures pour redonner le goût de la collection alors qu'il lui suffirait de ne plus émettre que les timbres nécessaires à l'affranchissement des envois en choisissant des sujets plaisants (sites, personnages, événements...) que nos dessinateurs et nos graveurs savent si bien mettre en valeur, avec une belle série d'usage courant pour les petites valeurs.
Certaines propositions me font vraiment peur : émissions à tirages limités... tirage au sort des acheteurs de séries limitées... variétés insérées volontairement... timbres-loterie... GD
Comme vous, je suis atterré par ce genre de propositions. Je ne les ai pas relevées car elles font partie de ces inepties nécessairement évoquées lors d'un colloque. Pour qu'un brassage d'idées soit efficace, il faut tout imaginer, même le plus saugrenu. C'est le travail de synthèse qui, ensuite, fait la part du génial, du raisonnable et du possible.

Permettez-moi de citer mes propos (ce qui est fort immodeste, mais tant pis) lorsque je présentais le site des EGP : "
Tout le monde va pouvoir donner son avis, proposer des solutions. [...] Il y aura du bon sens, des idées formidables et d'autres un peu moins géniales. Mais là n'est pas le problème. La question véritable est : "que va-t-on faire de tout ça ?". [...]
Autant de pistes, d'idées qui seront rassemblées, analysées. Et, j'espère, rendues publiques. Les états généraux auraient ainsi l'immense mérite de mettre en lumière toutes les propositions/ solutions/ critiques que La Poste gardait pour elle jusqu'ici. "

Pour l'instant, les EGP sont très décevants quant à l'absence d'information donnée aux philatélistes. Mais, pour juger de leur utilité, il faudra attendre les mesures prises et la désignation des personnes chargées de les appliquer.

Cependant, vous avez raison d'attirer notre attention sur les propositions les plus stupides pour éviter qu'elles soient retenues (sait-on jamais ?). Ces timbres-loterie, ces variétés fabriquées volontairement (!) reviennent à traiter la philatélie comme un paquet de lessive avec un cadeau-surprise à l'intérieur. Quand on ne sait plus faire aimer la philatélie, on cherche à la vendre.
Du côté de la CNEP, il a été évoqué de faire parler du timbre dans les rubriques "placement" des journaux financiers. C'est un point de vue à court terme : relancer la machine, faire de l'argent maintenant. Ces montages artificiels ont toujours donné le même résultat (et pas seulement en philatélie) : le soufflé retombe et le marché est durablement sinistré.

Franchement, il faudra une autre attitude que "après nous le déluge" pour redonner de la vitalité à la philatélie.  CJ
3.5.08

La philatélie possède son musée grâce à la Poste, il appartient à chaque adhérent d’association, fédérée ou non, que son club ne soit pas un musée de philatélistes. J’ai peur que le reste du débat soit de la littérature. Stéphane de Reims
Les associations constituent un des piliers de la philatélie. On ne les aide pas assez. Les bénévoles actifs sont très minoritaires,  isolés, délaissés, peu ou pas formés. On s'en remet aux bonnes volontés. C'est un grand gâchis.  CJ
5.5.08
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